Du jardin familial à la transmission de leur vision de la permaculture

11 Juin 2021 | Ils font vivre le territoire des Bauges 📍 | 0 commentaires

Sans vraiment le vouloir et s’en rendre compte, le potager d’Anne et Thomas a suscité la curiosité et l’intérêt de leur entourage. Au fil des années, ils ont développé leur connaissance autour de la permaculture qui les guide petit à petit vers la création d’une activité …

Un seul mot : wahou ! Merci à vous Anne et Thomas. A peine une heure d’échange avec vous et vous m’avez énormément enrichie. Votre savoir et votre vision de la permaculture m’ont totalement séduite. Je remercie vivement Céline des Douceurs des Bauges de m’avoir conduite vers vous !

Bonjour Anne et Thomas, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours jusqu’à la naissance du Refuge des Graines ?

NOTRE ARRIVÉE DANS LE MASSIF DES BAUGES

Nous nous sommes rencontrés il y a une quinzaine d’années pendant nos études. A la suite de nos études, nous sommes venus nous installer dans la région d’Annecy. Très vite, nous avons été attirés par le massif des Bauges. Puis, en 2012, nous avons construit notre maison, ici à Bellecombe-en-Bauges. Nous avons privilégié le lieu, c’est-à-dire le terrain et l’emplacement. Notre idée était de construire une petite maison bioclimatique tout en se disant que nos emplois respectifs allaient s’adapter à cette vie, ce cadre de vie. A cette époque, nous travaillions tous les deux dans le milieu de la communication digitale.

LE VIRAGE QUI NOUS A MENÉS AU JARDIN

En vivant dans cette nouvelle maison, nous avons commencé à faire du jardin. Puis, nous avons eu nos deux enfants qui ont maintenant 5 et 7 ans. Au fur et à mesure de notre parcours, notre travail s’est adapté.
Par la suite, il y a eu un virage important dans notre vie. Il y a 4 ans, j’ai (Thomas) fait un burn out. Suite à quoi, nous avons enclenché encore plus fort notre changement. Nous nous sommes recentrés sur notre lieu de vie. C’est à ce moment que nous avons lancé Au Refuge des Graines en tant que tel. Aujourd’hui, nous avons toujours une activité de consultant à côté du Refuge des Graines. Mais nous réfléchissons actuellement à vivre pleinement autour de cette activité.

LES PRÉMICES DU JARDIN AU REFUGE DES GRAINES

En commençant à jardiner ici, chez nous, l’idée était d’avoir un jardin familial pour manger nos légumes. Puis, il a grandi en fonction des besoins de la famille qui grandissait elle aussi. A l’époque, nous n’étions pas dans une démarche d’autonomie même si tout ceci nous plaisait beaucoup. Au fur et à mesure, nous cultivions de plus en plus de légumes.
Nous souhaitions faire l’ensemble du cycle. Je (Thomas) me suis beaucoup intéressé aux semences que l’on peut adapter à notre climat. Pour notre jardin, nous récupérions des graines à droite à gauche. Nous en achetions aussi mais elles ne venaient jamais d’un climat de montagne ce qui nous causait souvent des déceptions.
Suite à ce constat, nous avons donc commencé à faire quelques graines, puis de plus en plus. Ainsi, elles se sont adaptées à notre climat. Le légume, par ses graines, passe de l’information à sa descendance : le terroir, le sol, la quantité d’eau …
Nous avons commencé à faire de la semence pour nous, à tester, faire des erreurs. Il y a une grosse phase de documentation car c’est assez technique. Et puis, en faisant, nous nous sommes rendu compte qu’il fallait une grande diversité génétique. Cela nous a amené à faire des quantités plus importantes mais toujours dans l’idée de les faire pour nous.

PETIT A PETIT L’INTÉRÊT DU JARDIN A GRANDI

Au fur et à mesure que notre expérimentation avançait, le bouche à oreille s’est amplifié. Les gens commençaient à être demandeurs pour venir voir comment on faisait, à être intéressés par notre surplus de graines. C’est comme cela que nous avons commencé à vendre nos graines localement. Il en est de même pour les ateliers et les accompagnements. C’est suite aux sollicitations que nous les avons lancés.

Concrètement, pouvez-vous nous présenter le concept du Refuge des Graines ?

Aujourd’hui, notre « activité » se décompose en trois parties : la vente de graines, les ateliers et les accompagnements.

LA VENTE DE GRAINES

Nous vendons notre surplus de graines. La vente se fait sur place en direct de notre jardin, à notre entourage, par le bouche à oreille ou encore aux journées des plantes du Lac d’Aiguebelette.

LES ATELIERS POUR LE JARDIN

A l’heure actuelle, nous avons développé deux thématiques d’atelier : les semis et la permaculture. Nous avons d’autres thématiques en tête comme la gestion du sol, cultiver toute l’année dans un climat plutôt froid comme le nôtre, les semences
Pour le moment, nous faisons des ateliers de 3 heures pour apporter des pistes concrètes aux gens et répondre aux difficultés qu’ils rencontrent. Les ateliers sur la permaculture sont plus théoriques même si nous essayons de le rendre le plus concret possible avec des exemples que nous avons vécus. Nous essayons d’expliquer la démarche. Pour nous, la permaculture, ça ne se résume pas aux techniques. C’est une démarche de conception : concevoir des écosystèmes durables qui soient viables pour l’homme mais aussi respectueux du vivant. Il y a autant de design possibles que de personnes. L’idée est d’adapter le jardin à l’environnement et à la vie de la personne.

LES ACCOMPAGNEMENTS

Nos accompagnements se font à l’échelle d’une famille, d’un couple ou d’une personne seule. Ce sont soit des personnes qui construisent leur maison et veulent avoir un regard sur le potentiel du jardin ou alors des personnes qui sont déjà installées et qui aimeraient se lancer, avoir des pratiques qui favorisent la biodiversité, qui régénèrent le sol ou du moins qui ne le dégradent pas. Ces personnes sont face à beaucoup de données qui en deviennent perturbantes. Leur problématique est : “j’aime bien la démarche mais concrètement, je fais quoi ?
Via cet accompagnement, nous nous adaptons entièrement aux besoins des personnes. Nous proposons du sur mesure. Il y a une première étape d’échange avec les personnes intéressées pour comprendre et identifier ce qui est important pour eux. Notre objectif est de proposer un design au plus proche de leurs besoins.

A DESTINATION DE QUI ?

Que ce soit les visites, les ateliers, les accompagnements ou même la vente de graines, nous nous déplaçons sur la Savoie et Haute-Savoie, même un peu en Isère et le Rhône. Mais notre vocation est d’aider les personnes habitant dans un climat de moyenne montagne, comme le nôtre. La majorité des sources d’informations que l’on trouve en ligne sont soit dans des grandes plaines maraîchères soit dans le sud de la France. C’est plutôt le climat dans lequel vivent les gens qui les conduisent vers nous.

Avez-vous une phrase, un slogan qui définit le mieux votre univers ?

Plus notre projet avance, plus nous nous rendons compte que l’objectif de ce projet est de montrer aux gens qu’autre chose est possible : sortir de la démarche du tout consommation. Aller dans la nature, cultiver est aussi une démarche de développement personnel, un changement de vie. On sent que ce sont des modèles inspirants !

Comment communiquez-vous sur votre activité ?

Étant donné que nous sommes issus des métiers de la communication digitale, le premier pas a été de lancer notre site internet il y a environ 2 ans et demi.
Puis, j’ai commencé à écrire des articles pour répondre aux questions fréquentes. Le fait est que nous avons une sensibilité SEO provenant de notre métier de base. Nous avons donc de la visibilité grâce au référencement naturel. Nous avons voulu apporter de la valeur. Donc, nous avons créé un ebook disponible sur notre site internet. Ainsi, nous récoltons les mails et nous envoyons quelques mails de temps en temps.
Nous ne sommes pas trop réseaux sociaux. Mais nous sommes tout de même présents sur Facebook et Instagram.
Nous assistons aussi aux journées des plantes au Lac d’Aiguebelette au cours desquelles nous rencontrons beaucoup de gens.
Sinon, le bouche à oreille fonctionne beaucoup sur les Bauges.

Merci beaucoup pour cet échange Anne et Thomas !

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez vous lancer ou bien vous perfectionner dans la permaculture :
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