Douceurs en Bauges, des producteurs de fruits mais aussi de relations humaines !

12 Fév 2021 | Ils font vivre le territoire des Bauges 📍 | 0 commentaires

Cela fait 4 ans que Céline et Marc se sont installés à Bellecombe en Bauges pour changer de vie. Leur souhait de vivre au rythme des saisons les a lancés dans une toute nouvelle aventure : la production et la transformation de petits fruits grâce aux Douceurs des Bauges.

Un très grand merci à vous deux de m’avoir ouvert les portes de votre petit coin de paradis. Au-delà de découvrir votre activité, j’ai été embarquée dans votre aventure collective. Votre volonté de mettre l’humain au coeur de votre projet m’a entièrement parlé.

Bonjour Céline et Marc, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours jusqu’à la naissance des Douceurs en Bauges ?

 

Nous sommes installés depuis 4 ans en tant qu’agriculteurs à Bellecombe en Bauges, au coeur du massif des Bauges. Nous avons 45 ans donc ce n’est pas notre première activité.
Céline est sage femme de métier et moi urbaniste. Nous avons travaillé dans différents endroits : région parisienne, Bretagne, Toulouse puis nous sommes arrivés dans les Bauges en 2007 avec nos 3 enfants.

 

VIVRE AU RYTHME DES SAISONS

 

A l’arrivée de nos 40 ans, nous avons mené une grande réflexion : que faisons-nous ? Quel sens devons-nous donner à notre travail ? Nous étions tous les deux fatigués physiquement. Nous souhaitions nous tourner vers une activité liée au rythme des saisons. Le constat que nous avons fait : nous avions une belle énergie en été mais nous avions besoin de plus de lenteur en hiver.
Cela faisait un moment que j’étais (Marc) attiré par le fait de travailler dans un milieu naturel, de mettre concrètement les mains dans la terre.

LA NAISSANCE DES DOUCEURS DES BAUGES

Après de longs moments de réflexion, nous nous sommes orientés vers la culture de petits fruits. Dans les Bauges, trouver des grandes surfaces ce n’était pas simple. C’est une culture qui se travaille année après année. Cela nous permettait de rentrer petit à petit dans l’activité tout en gardant une activité à côté pour plus de sécurité. De plus, le fait de garder provisoirement un pied dans une autre activité nous plaisait. Mais aussi de laisser le temps au végétal de s’implanter. Céline fait de la coordination de maison de santé moi je suis à mon compte, j’accompagne des groupes dans des projets d’habitats participatifs.

 

Concrètement, pouvez-vous nous présenter le concept des Douceurs des Bauges ?

 

LE PROJET

Les Douceurs des Bauges est un projet de culture, de transformation et d’accueil. Nous nous sommes inspirés d’une ferme située dans les Monts du Pilat : La Grange aux 1000 saveurs. Elle nous a démontré que le projet était viable. Elle nous a permis d’avoir de la crédibilité auprès des partenaires financiers.

Nous sommes tous les deux à travailler sur la ferme. Nous privilégions l’activité sur la ferme. Marc pouvant s’organiser dans son planning. A partir du mois de janvier, nous sommes en pause. C’était l’objectif du projet initial : vivre au rythme des saisons. Cet été, des woofers sont venus nous aider à la cueillette. A terme, l’objectif est de pouvoir vivre tous les deux de l’activité sur la ferme puis d’embaucher de façon saisonnière. Le but du jeu est aussi de créer de l’activité sur le territoire.

Nous vendons essentiellement en local. C’est ce que nous souhaitions. Nous sommes dans la logique d’une micro-ferme. Nous ne cherchons pas à faire de la production de masse. Aujourd’hui, nous devons plus faire face à une pénurie de produits plutôt qu’à un stock dont nous ne savons que faire. Nous laissons le temps à la nature de pousser. Nous sommes en agriculture biologique.

LA PRODUCTION DES DOUCEURS DES BAUGES

Nous produisons des framboises, des mûres, du cassis, de la groseille, de la casseille, des bleuets (des grosses myrtilles – à la différence des myrtilles sauvages elles ont une chair blanche), des pommes, des coings. Nous avons planté beaucoup d’arbres. Nous aurons donc dans quelques années une plus grande diversité de production de fruits. Nous avons planté 80 arbres fruitiers. Nous récolterons des prunes, de la mirabelle, des abricots, des noisettes.
A la base, nous n’avions pas imaginé vendre en frais car c’est une logistique particulière. Cela nécessite un ramassage particulier, du conditionnement, du transport. Mais nous avons succombé face à la demande. Nous vendons 10% de nos produits en frais.
Le reste est transformé en confitures, coulis, sirops, pâtes de fruits, compotes, jus de pommes … Tout ce que l’on peut imaginer à base de fruits.
Nous vendons nos produits sur les marchés l’été, dans les boutiques La Ruche Qui Dit Oui, à Croc Bauges à Lescheraines, au marché des producteurs bio du Châtelard.

LES DOUCEURS DES BAUGES, UN LIEU D’ECHANGE

Nous tenions également à intégrer une partie médiation, accueil du public. En faisant le pari qu’une ferme pédagogique sans animaux pouvait aussi fonctionner ! Nous accueillons tout public : des classes de la maternelle jusqu’à l’université. Les enfants et les adultes travaillent sur le végétal, le sol, la graine, le fruit, la transformation.
Nous avons créé également les mercredis de la biodiversité. Des familles du massif des Bauges et des environs profitent de ces mercredis d’ateliers. En saison estivale, c’est le tour des touristes. Nous échangeons autour de thématiques comme par exemple “Comment avec mon jardin je peux être acteur d’un renforcement de la biodiversité ?
Nous avons beaucoup travaillé en milieu urbain. Notre souhait était de pouvoir être des passeurs entre le monde urbain et le monde rural. Notre ligne de conduite est celle-ci : nos actions produisent un déséquilibre, nous essayons de faire en sorte de donner des éléments pour recréer l’équilibre.

 

Avez-vous une phrase, un slogan qui définit le mieux votre univers ?

 

“Nous sommes des créateurs de liens et de rencontres”
Nous ne voulons pas nous résumer à être des producteurs, transformateurs et vendeurs. Le lieu est superbe et nous souhaitons le partager. L’humain est au coeur de notre projet.

 

Comment communiquez-vous sur votre activité ?

 

Notre communication passe essentiellement par notre site internet et nos réseaux sociaux (Facebook et Instagram).
Nous sommes labellisés Accueil paysans. Nous bénéficions donc de la communication de leur réseau.
Elle passe également par le Parc Naturel des Bauges et l’Office de Tourisme du Coeur des Bauges. Nous avons pu réaliser également un reportage avec Radio Alto au sujet des ateliers de la biodiversité. Enfin, notre communication se fait aussi par les Amis des Bauges via le journal Vivre en Bauges.
Hors digital, nous avons recours à des flyers que nous mettons à disposition des lieux d’accueil.
Le bouche à oreille fonctionne également très bien pour nous. Il y a une vraie dynamique entre les acteurs du massif. Les gens qui viennent aux ateliers de la biodiversité en parlent autour d’eux. L’été, nous rencontrons les clients sur les marchés. Les accueils scolaires nous font communiquer indirectement. Récemment, nous avons reçu le label Des Terres et des Ailes.
Enfin, le panneau d’indication posé par le Parc des Bauges devant notre allée a eu un impact très positif sur les promeneurs cet été.

 

Merci beaucoup pour cet échange Céline et Marc !

 

Si vous souhaitez rencontrer Céline et Marc, n’hésitez pas, ils seront ravis !
Logo facebook

 

Les produits des Douceurs des Bauges

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