Innovant : une cuisine locale qui nourrit le corps, le coeur et l’esprit !

29 Jan 2021 | Ils font vivre le territoire des Bauges 📍 | 0 commentaires

Les épreuves de la vie ont mené Valérie en cuisine. Comme si c’était écrit, le goût pour la cuisine lui a été transmis par sa maman. Après des rebondissements, des épreuves mais aussi des rencontres, Valérie propose aujourd’hui des petits plats pour nourrir le corps, le coeur et l’esprit.

Elle met sa générosité au service de notre palais et de notre santé ! 

Une très jolie rencontre. Un grand merci à toi Valérie de m’avoir ouvert les portes de tes aventures. Ton histoire est très personnelle. Je suis très touchée et très heureuse de pouvoir la retranscrire. Tu es une femme pleine d’énergie que notre territoire a beaucoup de chance d’avoir !

Bonjour Valérie, peux-tu te présenter et nous expliquer ton parcours jusqu’à la naissance de Valérie et Alice – Traiteur en Bauges ?

DE LA DANSE A LA GEOLOGIE

Je m’appelle Valérie, j’ai 53 ans. Je suis originaire de la région parisienne avec une grosse racine bretonne du côté de ma maman.
Après mon baccalauréat, j’ai fait de la danse contemporaine professionnelle pendant 6 années. Je n’étais pas à l’aise avec ce milieu. Il ne me correspondait pas du tout. Avec l’arrivée de mon premier enfant, j’ai tout stoppé. En même temps, j’ai repris mes études en intégrant un cursus de géologie à l’université. Au départ, je ne savais pas jusqu’où j’irais. Et puis, de fil en aiguille, je suis allée jusqu’au doctorat. Ce fut une très belle aventure avec de beaux échanges. Mes anciens profs sont devenus des collègues puis aujourd’hui des amis.
A la sortie de mon doctorat, des postes en maître de conférence étaient ouverts à candidature. Tout en sachant que mes chances étaient quasiment nulles, j’ai postulé. Par chance, j’ai été recrutée à Clermont-Ferrand, non sans une péripétie !

EN DECALAGE AVEC MES VALEURS

J’ai découvert un métier passionnant mais qui n’était pas en phase avec la personne que j’étais. L’esprit de compétition qui régnait ne me convenait pas du tout. J’ai vécu trois années difficiles.
Puis, certainement pas par hasard, j’ai fait un cancer du sein. J’ai donc fait le choix d’arrêter complètement mon travail pour prendre soin de moi et surtout pour me poser. Je dis souvent que j’ai eu la chance d’avoir un cancer car ça m’a vraiment fait réfléchir. Au même moment, mon mari, géologue lui aussi, a obtenu un poste dans les Bauges.
Pendant ma période de convalescence, j’ai beaucoup réfléchi à la possibilité de changer de travail. Mais en même temps, dans quelle direction me diriger ? Qu’est-ce que je savais faire ? Je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup de choses mais est-ce que je saurai le faire ?

LA CUISINE COMME UNE EVIDENCE

Et puis, s’il y a bien une chose que je pouvais faire, c’était la cuisine. Pour moi, la cuisine ce n’est pas seulement faire un repas. C’est un vrai cadeau que l’on fait aux autres. Avec mon cancer, je m’intéressais beaucoup à la cuisine pour ma santé. Il y avait aussi le travail avec les producteurs locaux, manger bio pour respecter la terre, qui me passionnait. C’était un peu comme un rêve lointain.
En échangeant avec les habitants des Bauges, notamment par BioBauges, j’ai rencontré des gens qui faisaient de la cuisine. Il était temps pour moi de tester ! Pour cela, je suis donc allée faire de la cuisine dans des gîtes comme aux Landagnes dans un premier temps.

LA RENCONTRE AVEC ALICE

Par la suite, il y a de ça 2 ans maintenant, j’ai croisé une amie qui avait aussi fait une reconversion en cuisine. Elle travaillait dans un restaurant italien à Annecy qui était justement à la recherche de petites mains. La bonne aubaine, j’avais justement deux mains ! Je me suis donc proposée et une semaine après j’étais embauchée pour trois mois. Il s’est avéré que c’était le restaurant d’Alice : l’Acciuga. C’est comme ça que nous nous sommes rencontrées.

Pendant ces trois mois, j’ai beaucoup appris. Je me suis rendue compte de la vraie vie en cuisine.
Après cette expérience, il était temps pour moi de me former pour apprendre les gestes, les techniques de base qui me permettront d’être efficace.
Dans un premier temps je suis allée suivre le module cuisine alternative de la formation “cuisine du terroir” à l’Afrat près de Grenoble.
Ensuite, étant toujours rattachée à l’université, j’ai réussi, non sans mal, à décrocher un financement. J’ai donc suivi une formation à l’Afpa de Chambéry. Au cours de cette formation, j’ai effectué deux stages en restaurant : Le Bruit Qui Court et Les Gourmands Disent à Chambéry. Ce fut une expérience difficile mais très enrichissante autant en cuisine que d’un point de vue social.

LES DEBUTS DE VALERIE ET ALICE – TRAITEUR EN BAUGES

Pendant le confinement, j’avais beaucoup discuté avec Alice qui ne savait pas comment s’en sortir avec son restaurant/traiteur l’Acciuga. Elle m’a proposée de venir l’aider en échange de quoi je pouvais utiliser sa cuisine pour préparer mes petits plats.
La première chose que nous avons ciblé : vendre nos plats au magasin Croc Bauges à Lescheraines. C’est comme ça que nous avons commencé.
Afin de pouvoir communiquer rapidement sur notre activité, nous avons ouvert une page Facebook. Nous devions nous faire connaître dans les Bauges. Pour cela, nous avons fait des dégustations devant le magasin Croc Bauges qui ont très bien fonctionné.
Ensuite pendant l’été, j’ai cuisiné pour des stages sur plusieurs jours dans des gîtes, des buffets ou encore des repas. C’est de cette manière que je me suis lancée. Alice m’a été d’une très grande aide de par son expérience.

LE LANCEMENT OFFICIEL DE VALERIE ET ALICE – TRAITEUR EN BAUGES

Officiellement, Valérie et Alice – Traiteur en Bauges est née fin juin sous la bannière d’Acciuga. Nous avons eu des demandes très variées tout au long de l’été. Les gens nous découvraient, appréciaient nos plats et étaient satisfaits ! Fin août, nous avons décidé de séparer nos deux activités. J’ai donc monté de mon côté mon entreprise. Le choix de garder “Valérie et Alice” était évident pour moi. Nous nous entendons très bien et je dois beaucoup à Alice. Elle est d’ailleurs toujours présente pour de bons conseils ou encore pour me prêter du matériel.

Concrètement, peux-tu nous présenter le concept de Valérie et Alice – Traiteur en Bauges ?

Au départ de ma reconversion en cuisine, je ne voulais pas proposer une offre traiteur. J’aime observer les expressions des personnes qui goûtent ma cuisine. Le fait de livrer et de revenir chercher les contenants ne m’attirait pas vraiment. J’aime pouvoir expliquer mes plats.
Mon projet initial était de construire une cuisine annexe à mon domicile et d’installer une yourte sur mon terrain. Les gens auraient donc la possibilité de manger sur place, d’emporter ou de se faire livrer. Entre-temps, un projet de restaurant rattaché à Croc Bauges a été mis sur la table.
Et puis, comme je n’ai pas de cuisine dédiée à mon activité, pas de vitrine, je suis passée au service traiteur.

DES PARTENARIATS

Je vends deux fois par semaine à Croc Bauges. Depuis peu, je vends aussi à La Ruche Qui Dit Oui à Allèves et à Saint Offenge. Je travaille aussi avec la Fabrique des Bauges à Saint-Martin. Le Parc Naturel des Bauges fait appel à mes services pour des événements. Mais malheureusement, avec le confinement, tout l’événementiel s’est arrêté.

LA DEMARCHE

Le plus important pour moi est de valoriser les produits des producteurs des Bauges. Être dans une démarche zéro déchet était également important pour moi. Je propose donc mes plats dans des contenants en verre consignés. Dans mes produits, il y a aussi le respect de la terre, de la saisonnalité des produits, du peu de kilomètres qu’ils ont fait. Ma cuisine est diversifiée : j’aime autant faire de la cuisine française, asiatique ou encore italienne.

UNE CUISINE BONNE POUR LE CORPS ET L’ESPRIT

J’ai toujours cuisiné. Ma maman cuisinait beaucoup. Mais c’est aussi pour des raisons de santé que je m’y suis mise. Avec mon cancer, j’ai souhaité faire en sorte de maintenir ma santé avec des ingrédients de bonne qualité. Faire une cuisine qui respecte les ingrédients mais aussi ma santé. Je cuisine peu de viande. Mes plats végétariens sont toujours équilibrés en légumes, gras, légumineuses, céréales, graines, oléagineux …
Pour moi la cuisine est vraiment un don, un cadeau. Je mets de l’amour dans ce que je fais. Aussi bien pour le respect du produit mais aussi pour le cadeau que je fais aux gens.
En travaillant des produits nobles, je donne de l’amour dans ce que je fais donc forcément je produis quelque chose de sain pour le corps, les papilles. Ma cuisine satisfait les émotions, le corps, l’esprit et le coeur.

As-tu une phrase, un slogan qui définit le mieux ton univers ?

Une cuisine faite avec amour pour le coeur, le corps et l’esprit.

Comment communiques-tu sur ton activité ?

Ma problématique du démarrage était : comment se faire connaître quand on lance une petite entreprise sans avoir de lieu physique ?
J’ai tout de suite créé une plaquette qui présente ce que je propose et des cartes de visite. La radio France Bleu Pays de Savoie m’a également interviewée.
Pour ma part, je trouve que Facebook a ses limites. Les gens aiment, trouvent les images belles, s’abonnent mais ne passent pas commande. Je souhaite me former aux réseaux sociaux pour que cela change.

Merci beaucoup pour cet échange Valérie !

Si vous aussi vous adhérez aux valeurs de la cuisine de Valérie, régalez-vous !

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